Test du Sony Ericsson P990i
Du P990i on a tout dit ou presque…avant de l’avoir eu en main. L’appareil, présenté officiellement à la presse le 11 Octobre 2005 (1 an déjà) était plus qu’attendu et ce pour plusieurs raisons : 1er smartphone produit par Sony (depuis l’abandon des Clie), 1er (du moins lors de son annonce) appareil sous l’interface UIQ 3.0 de Symbian 9.1, premier smartphone sous UIQ à disposer du Wifi et d’un capteur photo de qualité (2 mégapixels).
En effet que de chemins parcourus depuis de dernier smartphone de la marque, le P910i en 2004. Wifi, 3G, smartphones plus puissants offrant de vrais appareils photos,… il s’en est passé des choses en 3 ans et la réponse de Sony Ericsson s’est fait attendre. Nous ne reviendrons pas sur la stratégie du constructeur (déjà évoquée dans un précédent dossier ) mais les P-Series continueront de représenter la gamme pro des smartphones de la marque malgré les récentes diversifications (M600i et W950i à venir).
A son annonce, le P990i offrait des spécifications séduisantes. Qu’en est-il un an après ? L’attente en valait-elle la peine ?
Package
Le P990i est livré dans un package des plus complet.
- P990i
- Batterie 950Mha
- Craddle de synchronisation
- Ecouteurs Stéréo
- Kit pour démonter le clapet (tourne vis et cache)
- Chargeur secteur
- 1 carte mémoire Memory Stick Duo de 64 Mo
- 1 adaptateur pour Memory Stick
- 1 dragonne
- 1 chiffon
- CD (inclus PC Suite et Disc2Phone) et Notices

Face à la concurrence qui persiste à vendre des smartphones à vocation professionnelle sans juger bon d’y ajouter un craddle, Sony Ericsson persiste et signe. Ainsi le P990i dispose comme ses aînés d’un craddle de synchronisation. Ce dernier est assez design et permet au choix de recharger le mobile, de le synchroniser avec un PC ou de le raccorder aux écouteurs.
On trouve donc non pas 1 mais trois ports sous le craddle. On peut donc très bien charger l’appareil en écoutant la radio. Dernier bon point, le P990 peut se recharger depuis le craddle.
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Description
Le P990i se positionne comme un smartphone professionnel et haut de gamme. Pour cette raison, aucune fantaisie ou extravagance ne perturbe son design. Un look “mi-acier mi-aluminium” qui donne à la fois une impression de solidité et d’objet précieux. Et pourtant tout n’est que plastique sur le P990i. Peu importe finalement puisque les matériaux utilisés sont d’excellente facture et renforcent l’aspect élitiste de ce smartphone.
Si l’appareil est relativement imposant comparé aux derniers Smartphones Nokia - et même au M600i -il reste plus compact (114 x 57 x 25 mm) que ses prédécesseurs de la P-Series. Quoi qu’il en soit il offre une excellente prise en main et ses 150 grammes ne sont pas handicapant.
Plus qu’une descendance, le P990i réalise une synthèse de la gamme UIQ de Sony Ericsson. En effet, il reprend certains éléments qui ont fait le succès de ses prédécesseurs.
Au P910i, il emprunte le clavier (Azerty ou Qwerty selon les versions) situé sous le clapet. Seulement cette fois ce dernier n’est pas situé au verso du clapet mais sur le corps de l’appareil.
Du P900, il hérite le clavier alphanumérique avec ses fines touches métalliques.
Du P800, il ne garde en revanche rien, ni le look, ni l’encombrement, ni les menus… et c’est finalement mieux ainsi.
Comme c’était le cas des anciens P-Series, le P990i dispose d’un clapet amovible. Tout est fournit dans le package pour enlever ce clapet (tournevis et cache). A chacun de choisir selon ses préférences. Dans le cadre du test, nous avons passé la moitié du temps avec le clavier afin de se faire une idée des deux modes.

A l’avant du mobile on retrouve l’écran, les claviers l’écouteur, la caméra secondaire pour la visio et une led.

L’écran
L’écran tactile du P990i offre une résolution QVGA (240X320) et affiche 262.000 couleurs. Il est très lumineux et offre une consultation très efficace des images et autres documents. Même s’il offre une superficie moindre (2.76 pouces contre 2.8 auparavant) sa plus haute résolution lui permet d’afficher avec finesse plus d’informations. On peut regretter que - comme c’est le cas sur de nombreux modèles de la marque - l’écran du P990i offre une mauvaise visibilité en plein soleil.
Les claviers
Le P990i dispose donc de deux claviers différents: un alphanumérique et un Azerty/qwerty. Si le premier est orienté vers la fonction “téléphonie”, le second est clairement destiné à la saisie de données (messagerie, bureautique,…). Pour autant il est parfaitement possible de faire de la saisie avec le clavier numérique et téléphoner avec le clavier azerty. C’est juste moins pratique.
Le clavier alphanumérique est très agréable à utiliser et ce même si la colonne centrale (touches “2″, “5″, “8″ et “0″) est légèrement décalée. Les touches larges sont pratiques et ce même pour les gros doigts. Au dessus des touches classiques on retrouve, pour la première fois sur un P-Series, un pad de navigation qui permet de naviguer dans les menus. Au centre de celui-ci une touche de validation assez utilisée en mode clapet fermé. De parts et d’autres de ce pad on trouve deux blocs de touches qui servent à valider les actions, revenir en arrière et supprimer. Même si elle fait en apparence doublon, on apprécie la présence sur ce clavier de la touche “back”. En effet, la touche présente sur la tranche droite du mobile (sous le Jog Dial) est autrement trop mal placée si on utilise l’appareil en mode clapet fermé. En revanche ce clavier ajoute entre 4 et 5 mm d’épaisseurs au P990i. Autant dire qu’il n’a pas besoin de cela et que de nombreux utilisateurs préfèrerons simplement s’en passer. Notons enfin que le clavier offre un superbe rétro éclairage blanc.
Le clavier Qwerty est quant à lui une vraie surprise. Après le P910i qui l’avait maladroitement placé au verso du clapet alphanumérique, Sony Ericsson a pris cette fois une position plus tranchée en l’intégrant dans le corps de l’appareil sous l’écran. Et ceci quitte à réduire la longueur de l’écran. Pari risqué car la place disponible est réduite et cela exclue d’office les personnes qui ont de gros doigts. Seulement Sony Ericsson a compris la demande des professionnels et autres utilisateurs pour le couple écran tactile/clavier azerty. Même si, face au Nokia E61 on ne peut qu’être sceptique vis-à-vis de ce clavier, il faut avouer qu’à l’utilisation il est parfaitement utilisable et permet une saisie à deux mains. Toutefois cela nécessite un peu d’entraînement.
Le clavier dispose de 35 touches et gère les caractères spéciaux.
Dans la description de la nouvelle interface UIQ nous décrirons les différences entre les modes clapet ouvert et fermé.
Sur le flanc droit du mobile on trouve le stylet, la touche “lecteur media” (utilisée dans les fonctions audio et vidéo), le Jog Dial, la touche “Back” et le verrou du clavier.

Le stylet
Le stylet du P990i est de bonne qualité. Mais il faut l’avouer, la nouvelle interface de UIQ permet de réduire considérablement son utilisation comme nous le verrons dans la partie dédiée.
Le Jog Dial
Comme c’était le cas sur le M600i, le Jog Dial du P990i risque de déstabiliser les anciens utilisateurs de P-Series. En effet il n’est plus 5 directions mais seulement 3 (haut, bas et centre). Pour autant cela n’est finalement pas handicapant à l’usage grâce à l’ajout de la touche “back” sous le Jog Dial.
Cela ne vous rappelle rien ?

Sony Clie N70 (Source : Handy.ru)

Sony Ericsson P900 (Source : PDAFrance)
Il s’agit en effet d’un héritage des Clie de Sony. Cette nouveauté apporte un vrai gain d’ergonomie tant le bouton “back” tombe sous l’index.
Sur le flanc gauche, on trouve la touche d’accès rapide à Internet. Cette touche est partiellement personnalisable dans le sens où on peut lui attacher un nombre fini d’autres fonctions. On trouve aussi le port pour carte Memory Stick Duo (Pro) et le déclencheur de l’appareil photo.

Le P990i est le dernier appareil annoncé par Sony Ericsson à utiliser ce format de carte (la nouvelle norme étant les “M2″). Regrettable au moment où on commençait à proposer des capacités de stockage intéressantes (4Go). Quoi qu’il en soit le P990i accepte en théorie toutes les capacités disponibles.
Le dessous de l’appareil abrite le port pour chargeur et kit piéton ainsi que le micro.

Enfin on trouve sur le dessus - et pour la première fois - le port Irda et (plus classiquement) le bouton de mise en marche.

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Téléphonie
On l’oublie trop souvent mais un smartphone est avant tout un téléphone. Alors en dépit de toutes ces fonctions et autres gadgets comment s’en sort le P990i quand on lui demande l’essentiel : téléphoner ?
Tout d’abord au niveau de la qualité de réception, le P990i fournit de très bons résultats (testé à Paris sur le réseau SFR). L’accroche réseau est bonne et ce aussi bien en GPRS qu’en 3G. en conversation le son est d’une rare finesse: fort et cristallin. Meilleur même que celui des derniers appareils sous S60. En revanche le haut parleur n’est pas à la hauteur et on aura relativement du mal à entendre et se faire entendre lors d’une visio conférence dans un endroit légèrement bruyant (voiture, restaurant,…). Le haut parleur placé au dos de l’appareil n’arrange en effet pas les choses.
En ce qui concerne la téléphonie, le P990i propose des fonctionnalités très évoluées et en particulier le gestionnaire d’appel intégré. Alors que la plupart des smartphones nécessitent l’ajout de logiciel tiers, UIQ 3.0 offre un puissant gestionnaire d’appel qui permet de définir les appels que l’on souhaite recevoir directement, ceux que l’on désire renvoyer vers la messagerie ou interrompre automatiquement. On peut également créer des groupes (à partir des personnes présentes dans le répertoire) pour leur assigner un comportement (autorisés, forwarder,…). L’outil est très facile à configurer et rend de fiers services si, par exemple, on souhaite gérer sur la même ligne contacts professionnels et personnels. Outre ce gestionnaire on apprécie le système de marquage des appels manqués qui permet de créer une tâche associée. Enfin comme sur les appareils sous S60, il est possible de rejeter un appel en envoyant un sms dont le message aura été préalablement défini par l’utilisateur.
Symbian étant un OS multitâche il est bien entendu possible de téléphoner et d’effectuer une autre action (prendre une photo, rédiger une note,…). Souvent futile, parfois indispensable.
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L’interface UIQ 3.0
La description de l’interface UIQ mériterait un dossier complet. Toutefois nous nous contenterons ici de mettre en avant les principales qualités et défauts de cette nouvelle version ainsi que son comportement suivant que le clavier soit ouvert ou fermé.
Depuis les premiers modèles sous UIQ, on observe que le comportement du téléphone évolue suivant que le téléphone soit avec ou sans clavier. De manière générale et pour résumer on peut dire que l’interface est plus complète lorsque le clavier est ouvert.
Clapet fermé
C’est la position par défaut du téléphone lorsqu’on le déballe. L’écran tactile est désactivé et le téléphone se contrôle intégralement par le clavier alphanumérique, le Jog dial et les boutons latéraux.
L’écran d’accueil affiche une résolution de 240×256 pixels. L’affichage est plus doux que dans la résolution native (QVGA). Il suffit de regarder les dates et heures pour s’en rendre compte.
Dans ce mode l’écran se divise en trois parties. La partie supérieure affiche les icônes concernant les appels manqués, messages, le signal réseau, les connectivités utilisées et l’indicateur de batterie. La zone principale affiche les dates et heures et le contenu des menus. Au bas de l’écran sont proposées les deux ou trois options disponibles. Elles varient selon les menus et se valident à l’aide du pad et des touches situées sous l’écran.
L’écran par défaut présente un raccourcis vers 5 icônes (agenda, répertoire, messagerie, page “Today” et menu). Ces raccourcis sont bien sûr personnalisables.

Certains menus ne sont pas disponibles dans ce mode car ils nécessitent la haute résolution pour s’afficher. Ainsi impossible de visionner des vidéos; des pages web ou des documents bureautiques. C’est une sorte de mode “light” qui permet d’accéder - sans stylet - aux fonctions vitales du téléphone en mettant au second plan les fonctionnalités évoluées du smartphone. Toutefois on peut saluer cette nouvelle interface UIQ qui permet l’accès à beaucoup plus de fonctions en mode clapet fermé qu’auparavant. Ainsi on peut prendre et consulter des photos mais pas des vidéos.
Clapet ouvert
En mode “clapet ouvert”, le téléphone devient smartphone, Même si UIQ 3.0 se pilote très bien sans toucher l’écran, le smartphone prend toute son ampleur dès lors qu’on utilise le stylet.
L’utilisation du P990i nécessite alors deux mains mais la machine est encore plus facile à utiliser.

Le menu du P990i recèle quelques bizarreries. En effet, pourquoi faire deux sous-menus “Lecteur Media” et “Multimédia” au lieu de les regrouper ? On est également surpris de voir la galerie d’images dans “multimedia” alors que les vidéos sont dans “Lecteur media”. On aurait également apprécié la présence d’un dossier “Internet” qui aurait regroupé les applications suivantes : navigateur, application shop et lecteur RSS. Il est bien sûr possible de créer des sous-dossiers mais il est impossible - du moins nous n’y sommes pas arrivé - de renommer ou déplacer les dossiers principaux. Enfin, comme sur les précédents P-Series, on peut choisir d’afficher le menu par liste ou par icônes.

En résumé l’interface du P990i est très agréable, les menus sont animés et les thèmes par défaut sont assez réussit.
Modes de saisie
Chose rare sur un smartphone, le P990i offre trois modes de saisie différents. C’est déjà bien mais Sony Ericsson va encore plus loin en intégrant les solutions de Zi Corporation (eZiText et eZiTap).
Ces solutions permettent notamment un apprentissage des mots et l’anticipation de ces derniers en fonction du contexte. Il est possible de choisir jusqu’à deux langues de saisies (parmi la vingtaine disponible). Il est possible d’activer ou désactiver la saisie prédictive selon que l’on soit en mode avec ou sans clapet.
Ainsi, lorsque le clavier est fermé, le P990 utilise eZiText et en mode clavier ouvert il utilise eZiTap.
Pour en revenir aux modes de saisie, chacun ayant ses particularités, les voici classés selon leur praticité:
- Ecriture manuscrite: Certainement la plus pratique pour la majorité des utilisateurs. L’avantage de cette méthode est qu’elle ne nécessite aucun apprentissage car UIQ reconnaît les lettres “normale”. Une personne n’ayant jamais utilisé de saisie manuscrite sur un PDA aura donc un temps d’adaptation très court. De plus comme les autres méthodes, la saisie est encore simplifiée par l’écriture prédictive.
- Clavier physique: Azerty ou Qwerty selon les modèles, il pourrait être pour certains le mode de saisie n°1 mais sa petite taille le rend malgré tout inadapté à certains utilisateurs.
- Clavier virtuel: Ce mode est certainement celui qui a le moins d’intérêt sur le P990i. En effet le clavier affiché diminue grandement la surface de l’écran et les touches virtuelles sont plus petites encore que les touches du clavier physique situé sous l’écran. Autant donc lui préférer ce dernier. En revanche il pourra intéresser les utilisateurs de téléphones sous UIQ 3 sur lesquels il n’y a pas de clavier physique.
En résumé, le P990i s’impose comme une référence dans la saisie de données, grâce à la multitude des modes disponibles et la puissante saisie intuitive. Après une période d’adaptation on peu obtenir une vitesse de saisie plus que correcte.
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PIM
Au sein de la famille Symbian, UIQ s’est toujours différencié de l’interface S60 par son positionnement proche des PDA. Outre la présence d’un écran tactile et d’un stylet c’est au sein même du software que l’on retrouve une gestion des informations personnelles (PIM) qui sera appréciée des utilisateurs de Palm et autre Pocket PC. Ainsi, dans sa version 3, l’interface UIQ creuse l’écart face à S60 3rd Edition. Comme nous allons le voir, le P990i n’a pas à rougir de ses fonctions PIM dignes de certains PDA, et cela sans aucun logiciel additionnel.
- Agenda
L’agenda est vraiment le point fort de UIQ dès lors que l’on parle de gestion des informations personnelles. Il offre 3 vues différentes (jour, semaine, mois) et 4 types d’événements (RDV, taches, avènement journée, anniversaire). Contrairement à S60, il est possible de rattacher une alarme et une note à chaque évènement. Il est également possible de regrouper les évènements dans des dossiers (que l’on pourra envoyer par la suite). Enfin comme c’est le cas sur un agenda de desktop, il est possible d’afficher les créneaux disponibles. Un bon moyen d’avoir un une vue globale de son agenda.
- Répertoire
Comme c’est le cas de la majorité des téléphones Sony Ericsson, le répertoire est très complet et bien pensé. Dans le P990i il est possible de gérer des groupes de contacts mais également des dossiers. Les informations disponibles sont très complètes et on peut rattacher une note (manuscrite ou écrite) à chaque contact.
- Messagerie
Cette application regroupe l’ensemble des messageries (SMS, MMS, Email). Encore une fois il est possible d’organiser le contenu en dossiers. En ce qui concerne les emails, le P990i est livré avec le logiciel Blackberry qui nécessite un abonnement adéquat auprès de votre opérateur. Pour la majorité des utilisateurs l’application par défaut suffira largement. Elle permet en effet de définir les intervalles auxquelles on souhaite que le smartphone récupère les emails.
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Bureautique
Le P990i est également un outil de travail et embarque toutes les applications bureautiques qu’on est en droit d’attendre d’un smartphone.

Quickoffice
Cette suite permet de visionner et modifier des documents au format Office (Word, Excel, Powerpoint). En revanche, elle ne permet pas de créer des documents au format Powerpoint ce qui n’est pas forcément grave tant la résolution d’écran ne s’y prête pas. Il est possible d’envoyer n’importe quel document par Email, MMS, Irda ou Bluetooth. Enfin on apprécie la possibilité d’afficher les documents en plein écran et en mode paysage. Cette suite bureautique est donc efficace et remplis relativement bien son rôle dès lors qu’on ne lui demande pas de fonctions très évoluées.
PDF+
Le lecteur de document PDF intégré est relativement complet. L’ouverture d’un document est généralement un peu plus longue que pour un document Office mais c’est aussi le cas sur d’autres plateformes. Plusieurs formats d’affichage sont disponibles (paysage, ajusté à l’écran) ainsi que la capacité de zoomer sur un document. Fonction pratique, il est possible de faire une recherche dans un document.
Notes
Le gestionnaire de notes n’a pas fondamentalement évolué mais il est toujours aussi bien pensé. Les notes peuvent être manuscrites ou écrites à l’aide des claviers. On profite dans le premier cas de l’écran tactile. Ce qui est pratique pour réaliser un plan ou noter un numéro à la volée. On passe d’un format à l’autre via des onglets.
Tâches
Toute application de gestion du temps et des données personnelles implique de gérer des tâches. L’application est assez puissante dans le sens où elle propose d’origine des options très complètes. Ainsi, il est possible pour chaque tâche dé définir une date de début, une échéance, une alarme, un dossier et d’y rattacher une note. On aurait toutefois apprécié certaines fonctions plus complexes comme la gestion des sous tâches mais ne soyons pas trop exigeant.
Scanner de cartes de visites
Il est des applications qui peuvent jouer un rôle décisif au moment de l’achat d’un smartphone. Le scanner de cartes de visites pourrait en être une dans le cas du P990i. En effet cette application - qui tire pleinement partie de la qualité de l’appareil photo numérique intégré - risque de décider certains utilisateurs. L’application est diablement efficace et risque de rendre de fiers services à ceux qui reçoivent des dizaines de cartes par an. Le scanner est rapide et simple à utiliser. Concrètement, l’opération se réalise en deux temps scan de la carte puis reconnaissance des caractères. En cas d’urgence il est également possible de scanner la carte et de procéder à le reconnaissance de caractères plus tard. Le logiciel est assez précis dans la mesure où il offre un taux de réussite généralement supérieur à 80% (sur nos différents tests). Les erreurs portent la plupart du temps sur l’oubli de certains champs mais en revanche les informations reconnues apparaissaient au bon endroit dans la fiche contact. Autre bon point, les photos de cartes sont sauvegardés dans l’application.
Le P990i conserve donc ce qui a fait le succès des smartphones de Sony Ericsson auprès d’une clientèle professionnelle exigeante: des applications bureautiques complètes et un appareil capable de gérer efficacement un agenda et un emploi du temps.
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Internet
Avec sa connectivité Wifi/3G le P990i est un appareil taillé pour le haut débit mobile. Qui dit haut débit dit navigateur digne de ce nom. Nokia ayant frappé un très grand coup avec son navigateur sur S60 3rd Edition, Sony Ericsson se devait d’équiper son smartphone vedette d’une application capable de surfer sur le “vrai ” web. Pour cela le constructeur s’appuie sur Opera 8.6, l’une des références du surf mobile. Le résultat est plutôt convaincant même si Opera ne rivalise pas encore avec le web browser de Nokia. Les pages s’affichent correctement -y compris celles de SymbianFrance. On apprécie la possibilité de basculer le surf en mode horizontal (ce que ne permet pas encore le navigateur de Nokia). La gestion des favoris est assez bien faite et on peut souscrire à des flux RSS directement depuis la page.
Toutefois, le navigateur est parfois instable comme en attestent les quelques fermetures intempestives dont nous avons été victime lors de nos tests.
Aujourd’hui le web mobile ne se résume plus à la simple navigation sur Internet et la lecture de flux RSS est devenue une fonction très demandée des utilisateurs de smartphones. Sur ce domaine on ne peut que féliciter Sony Ericsson qui se positionne en précurseur en dotant même ses téléphones “basiques” (W810i, K800i,…) de lecteur RSS. Il est très simple de s’inscrire à un flux et de définir la fréquence de mise à jour. Contrairement à Nokia, Sony Ericsson a décidé de séparer son lecteur RSS de son navigateur. Il s’agit donc d’une application distincte.
Au chapitre des regrets, on regrette que le constructeur n’ai pas profité du retard de son appareil pour lui adjoindre un lecteur de podcasts. C’est ce que Nokia n’a pas manqué de faire sur ces smartphones 3G/Wifi. Le principe est le même que le RSS et le P990i est parfaitement équipé pour prendre une telle fonction en charge. On peut imaginer qu’un éditeur tiers se penchera sur la question mais cela sera forcément moins utile - et plus coûteux sur le smartphone musicale de la marque le W950i à qui il manquera cruellement le Wifi.
On peut apprécier la présence d’un assistant de connexion sensé paramétrer automatiquement le téléphone pour recevoir des MMS et se connecter à internet. Toutefois cet assistant n’a pas réussit à configurer notre accès via le réseau SFR. Mauvais point quand on sait que les smartphones Nokia se paramètrent automatiquement en fonction du réseau qu’ils utilisent.
Photo/Vidéo
Le P990i est certes un appareil pro mais il n’oublie pas d’embarquer les fonctionnalités photo/vidéo désormais obligatoires sur un appareil haut de gamme. On avait - à raison - reproché à Sony Ericsson de n’avoir jamais fait évoluer la résolution photo/vidéo de ses smartphones depuis le P800. Avec le P990i, c’est désormais chose faite on passe donc à un capteur photo de 2 mégapixels (avec flash, zoom et autofocus) et à une résolution QVGA pour la vidéo à un bitrate de 30 images/secondes. Malheureusement l’enregistrement se fait toujours au format 3gp qui est moins performant que le MP4. Le dernier né des smartphones UIQ ne s’illustre donc pas par ses exploits en photo/video mais produit un résultat plus que correcte. Les photos sont parmi ce qui se fait de meilleur en 2 mégapixels, le mode macro est très efficace (notamment dans l’application de scanner de cartes de visites) et les réglages sont assez nombreux. On apprécie le fait que cette fonction soit désormais disponible en mode clapet fermé et que lorsque ce dernier est ouvert on bénéficie d’un affichage en plein écran.
Pour ce qui est de la vidéo, plusieurs résolutions sont disponibles et leur durée est limitée seulement par la capacité de la carte mémoire. Avec 30fps elles sont très fluides et le son est de bonne qualité. Le résultat est donc globalement très convainquant.
Quelques exemples de photos:
Exterieur
Interieur
Multimedia
Le P990i n’est pas vendu comme une machine multimedia et pourtant il sait faire quasiment tout ce que proposent ses concurrents. De plus son bel et large écran (2.76 pouces) le rend très agréable dès lors qu’il s’agit de visionner des photos ou vidéos.
Pour en revenir aux fonctions, le P990i intègre pour la première fois sur un P-Series une radio RDS. Une bonne nouvelle d’autant que cette fonction est présente sur la plupart des téléphones récents de la marque. Pour continuer sur les fonctions musicales, le P990i est compatible avec la plupart des formats audio et permet via le logiciel Disc2Phones de synchroniser un répertoire de musique avec l’appareil. On peut également plus basiquement envoyer des morceaux via la connexion USB et la compatibilité avec les Memory Stick Pro Duo de 4Go laisse une place confortable aux pour stocker quelques centaines de morceaux. L’appareil offrant une très agréable qualité d’écoute il remplit donc à merveille son rôle de Walkman d’appoint.
Gestionnaire de tâches
Le P990i utilise un manager des tâches assez bien pensé. Il se compose de deux onglets : sur le premier on voit les applications utilisées ouvertes et sur le second on peut switcher entre les programmes actuellement ouvert et éventuellement les fermer.[pagebreak]
Autonomie
L’autonomie est souvent il faut l’avouer le talon d’Achille des smartphones et l’un des points souvent avancés par ennemis de la convergence mobile. Si nous avions été très déçu du M600i sur ce point, le P990i s’en sort honorablement (alors qu’il offre une connectivité et des fonctions multimedia plus complètes). Sans être au niveau de ses prédécesseurs, on peut espérer tenir entre 1 jours 1/2 et 2 jours 1/2 suivant l’utilisation. Bien entendu Wifi et 3G sont consommateurs d’énergie. On peut heureusement désactiver l’accès à ce réseau haut débit pour économiser de la batterie. Petit regret: le fait que le constructeur n’ai finalement fournit qu’une batterie de 950Mha alors que les appareils de tests qui circulaient depuis des mois disposaient du modèle BST-34 de 1120Mha.
Connectivité
Le P990i offre une connectivité très complète…
- 3G, GPRS, GSM pour les réseaux mobiles
- Wifi b, Bluetooth (avec le support de l’AD2P), Irda,USB pour les connectivités
…mais imparfaite. On peut, en effet, regretter l’absence de Edge - bien utile aux abonnés Orange et Bouygues - et de Wifi g (comme sur les smartphones Nokia). Il sera donc impossible d’obtenir une vitesse de connexion supérieure à 11Mbps.
Synchronisation
Last but not least, qu’en est-il de la synchronisation du P990i avec un ordinateur ?
La synchronisation est possible via USB, Irda et Bluetooth. Pour les utilisateurs de PC et Outlook elle marche relativement bien via PC Suite. Toutefois il se peut que certains champs des contacts du P990i ne soient pas correctement transférés. En revanche, pour les utilisateurs de Mac, il n’est actuellement pas possible de synchroniser le P990i avec iSync. Toutefois on peut imaginer que - comme ce fut le cas pour les appareils sous S60 3rd Edition.
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Conclusion
Le P990i s’est donc fait attendre à tel point qu’il n’offre désormais aucune innovation par rapport à ce que propose la concurrence depuis plusieurs mois. Pourtant, et c’est certainement ce qu’il y a de plus intéressant le dernier né des smartphones de Sony Ericsson n’a pas à rougir face à ses concurrents. Toutes les connectivités standards, un bel écran tactile, un OS bien pensé et qui a fait ses preuves et un très bon appareil photo numérique font du P990i un très bon compromis tant il offre une multitude de fonctions dans un format relativement réduit. Son clavier sera apprécié des utilisateurs ayant à la fois une bonne vue et les mains fines. Pour autant ce P990i n’est pas la machine parfaite: UIQ 3.0 est moins réactif que S60 3rd Edition, le navigateur web est moins performant et on trouve encore quelques bugs de jeunesse.
Toutefois, les fans d’UIQ et des précédents P-Series ne risquent pas de regretter leur choix tant l’appareil offre un bond technologique par rapport à ces prédécesseurs.
+
- Ergonomie de UIQ 3.0
- Qualité de l’appareil photo
- Connectivité quasi complète
- Multiples modes de saisie
- Autonomie
-
- Navigateur internet quelquefois instables
- Dimensions
- Arrivée tardive sur le marché tardive
- Bugs de jeunesse
- Absence Wifi G et Edge
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Tags: P990i, Sony Ericsson, UIQ









mai 25th, 2008 à 5:54
Bonjour !
Question : Pouvez-vous me dire..
Quelle manipe précise dois-je exécuter (1 flèche gauche, 2 *, 1 flèche gauche) pour saisir un nouveau code MNC2
- avec le clapet ouvert ? Qu’est-ce qui se substitue à la flèche gauche et comment pratique t-on (précisément) ?
- avec le clapet fermé ?
Perndant la procédure d’alumage, est-ce avant d’autoriser la fonction tel. ou après ?
Si c’est après, est-ce avant de devoir entrer code PIN ou après…?
Mille mercis par avance d’un utilisateur qui, après maintes et maintes manipes
a perdu ses cheveux!!!
mai 29th, 2008 à 10:30
c est genial je suis convaincu de l appareil de que sony a creer c est genial merci a vous ………….
septembre 4th, 2008 à 12:52
Hello !
J’ai exactement le même souci que Lucas avec mon P900 (cf ci-dessous). Quelqu’un a-t-il la solution ??
Merci!
Cyrille