Test du Sony Ericsson P1i
Menus & Software
Le P1i dispose de la même version de Symbian et de l’interface UIQ que les P990i et M600i. Pourtant il se différencie grandement de ces derniers sur deux sujets:
- la quantité de RAM disponible
- L’”activity menu” (écran d’accueil).
Petit rappel: la RAM est la mémoire vive disponible pour les applications du smartphone. Théoriquement plus la RAM est importante, plus il est facile de lancer simultanément des applications gourmandes en mémoire (type navigation web et lecteur MP3). Ainsi même avec un processeur véloce, un smartphone aura tendance a être lent voir à crasher si il ne dispose pas d’assez de mémoire vive pour gérer plusieurs applications en même temps. pour en revenir au P1i, ce dernier dispose de 128Mb de RAM disponible ce qui est tout simplement 2 fois plus que son aîné le P990i et autres modèles. Une différence encore plus flagrante quand on compare la mémoire disponible pour l’utilisateur : 80Mb contre 16 sur le P990i !!! Logiquement donc, le P1i est tout simplement épatant dès lors qu’il s’agit de passer d’une application à l’autre. On peut ainsi ouvrir un maximum d’applications sans ressentir la moindre gène ou le moindre crash. Je précise que l’appareil dont je disposais pour le test était un prototype et qu’il a été remarquable de stabilité. Sony Ericsson annonçait récemment que tous les efforts faits pour améliorer la gestion de la RAM sur le P990i allaient profiter aux futurs modèles (à commencer par le P1i). Force est de constater que le constructeur n’a pas pas menti sur ce point. Cette augmentation considérable de la RAM fera vraiment effet auprès des utilisateurs de M600i/P990i ou W950i tant la différence est flagrante.


L’autre nouveauté logicielle cette fois est le nouveau menu présent sur la page d’accueil. Ce dernier nommé “Activity menu” est tout simplement le menu d’accueil le plus complet qu’il m’est été donné de voir sur un smartphone Symbian OS. Pourquoi ?

Apparus initialement sur les Pocket PC sous le nom de page “Today“, les écrans d’accueil ont la tâche de proposer - sans aller dans les menus - un accès simplifié aux informations importantes : Évènements journaliers du calendrier, appels en absence, messages non lus, raccourcis vers les applications,… Au sein de la famille Symbian OS, l’interface UIQ était traditionnellement plus complète quant à cet écran d’accueil mais le P1i inaugure la personnalisation à un niveau jamais atteint jusqu’à présent. La raison de cet enthousiasme est simple : tout d’abord l’”Activity Menu” permet d’ajouter 15 raccourcis. Mais plus que le nombre, c’est la nature des raccourcis qui surprend véritablement. En effet on peut créer des raccourcis vers quasiment tout et ce directement depuis l’écran d’accueil.
Pour cela il suffit de cliquer sur un triangle bleu. On peut ainsi créer un raccourcis vers:
- une application
- un contact
- une image, vidéo ou même un document
- l’activation d’une connectivité (Bluetooth, Wifi, Irda,…)
- la création d’une tâche (évènement, anniversaire, nouveau sms, email, contact,..)
- La radio, voire une station précise ou un morceau MP3 particulier
- une page web
…

La personnalisation est même poussée au point de laisser à l’utilisateur le choix de la position et de l’icône représentant le raccourcis. Certes cette page d’accueil n’est pas parfaite et les amoureux de Windows Mobile pourront reprocher (à raison) l’absence de plugins (météo, éphémérides,…) mais c’est peut être bien la prochaine évolution. Et puis quel plaisir de faire 15 actions très particulières d’un click, des actions qui auraient nécessité jusqu’à 5 ou 6 clics. Le mot de raccourcis prend dès lors tout son sens.
On voit donc que le P1i offre de réelles améliorations logicielles, que ce soit au niveau de la quantité de RAM disponible que du nouveau menu d’accueil. En cela il peut déjà justifier l’achat de remplacement pour les utilisateurs actuels de P990i ou M600i. Toutefois il faut admettre que le démarrage de l’appareil est assez long - surtout pour les récents utilisateurs de smartphones sous Symbian S60 type Nokia N95.
D’un point de vue plus général, l’interface UIQ 3.0 est toujours aussi agréable à utiliser même si elle demande une légère adaptation. Ensuite l’ergonomie est assez bien pensée pour toute la partie PIM (Agenda, répertoire,..). Des raccourcis bien pensés permettent ainsi de transformer d’un clic un appel en absence en note ou tâche de rappel. De même, lorsque l’on reçoit un appel d’une personne qui n’est pas dans le répertoire, un message nous demande si on souhaite enregistrer le numéro.

En revanche certaines incohérences restent présentes comme le fait de placer les photos et vidéos dans deux menus différents et la présence des vidéos dans la galerie d’image. Après tout est question d’habitude.
Multimedia
Bien que ciblant en priorité une clientèle professionnelle, le P1i offre toutes les fonctions standard en terme de multimedia.
Côté photo/vidéo sa lentille de 3.2 mégapixels fournit de très bons résultats et on apprécie la présence d’un flash. Il est aussi important de préciser que la prise de photo est très rapide. D’ailleurs on retrouve le scanner de carte de visite qui était apparus sur le P990i. En revanche et contrairement au P990i - le capteur n’est pas protégé. Les vidéos peuvent proposer avec une résolution QVGA (320×240 pixels) c’est-à-dire égale à celle de l’écran du mobile ce qui rend la lecture très fluide et agréable. On est toutefois loin du résultat obtenus avec un Nokia N93 ou N95 mais le P1i reste dans les standards actuels. En résumé sans prétendre appartenir à la gamme Cybershot du constructeur, le P1i se débrouille plus que bien dès qu’on aborde les fonctions photographiques.

Côté audio, le P1i est tout aussi polyvalent en proposant :un lecteur et un enregistreur audio et une radio RDS. Il est intéressant de noter que - même si ce n’est pas sa fonction première - Sony Ericsson a jugé bon de rendre son appareil compatible avec le profil bluetooth A2DP qui permet d’y connecter un casque Bluetooth stéréo comme les HBH-DS220,HBH-DS200 et HBH-DS980 du constructeur. Notons au passage la présence de l’application TrackID qui permet de récupérer les informations sur un morceau de musique en enregistrant simplement un extrait de ce dernier. Très efficace.

Enfin le P1i propose des hauts parleurs qui ne resteront pas dans les annales tant le niveau sonore est faible comparé à un Nokia N95. Il faut tout de fois admettre que les deux appareils n’ont absolument pas le même positionnement.










